08/08/2006

PETIT PRECIS DE HAINE SALUTAIRE

 

Merde, que la vie est belle! …

 

Bois du Cazier : 70.000 morts

Ghislengien : 120.000 morts

Dutroux : 155.000 morts

Heysel : 563.000 morts

Tueurs du Brabant : 666.000 morts

Enterrement de Mathilde : 1.000.000 de flagellants

Et ça continue…

Et ça recommence…

Et ça recycle…

Sans fin…

Ad nauseum…

Pour les siècles des siècles…

Amen.

 

Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais j'ai l'impression d'entendre au JT, au moins une fois par an, un rappel de la catastrophe du Bois du Cazier. Quand ce n'est pas 14/18. Ou les Guerres Puniques.

Ça commence VRAIMENT à bien faire.

 

D'autant que les journaleux se retranchent derrière l'appellation d'origine contrôlée "pour qu'on n'oublie pas!" OK. Faudrait pas oublier le génocide juif. D'accord ! Si ça servait réellement à quelque chose… Ah de fait, le 3ème Reich n'est plus. Tant mieux ! Mais j'aimerais qu'on me rassure car j'ai la vague impression qu'on est en plein 4ème Reich américano-israélien avec ces guerres préventives et autres agressions d'états souverains sous couvert de menaces terroristes… L’histoire ne cesse de se répéter. Les mêmes accidents "qu'on aurait pu éviter". Les mêmes catastrophes "imprévisibles". La même boucherie sous couvert de prétextes changeants mais pour les mêmes motifs. Comme si personne n’apprenait quoi que ce soit des erreurs passées.

 

Bien. Donc, sous le couvert de la mémoire, on nous balance au moins une fois l'an l'une ou l'autre commémoration macabre. Pour ne pas oublier. Vraiment ? Alors pourquoi les mêmes erreurs se reproduisent-elles de manière cyclique? A quoi servent ces anniversaires ?

 

Ah mais, ils ont une fonction ! Car pendant qu'on titille la fibre sentimentale du grand public à grand renfort d'images faisandées et récupérées des poubelles de l'info, on évite les sujets qui fâchent… C'est quand même plus facile de commémorer la Shoah que de critiquer certains énarques juifs… C'est quand même plus confortable de rappeler telle ou telle catastrophe que de se demander pourquoi la fracture sociale entre les rupins et les gens "d'en-bas" ne cesse de croître. Les quidams commencent à se poser de vraies questions ? Pas grave, une bonne petite cérémonie de commémoration et tout rentre dans l'ordre…

 

Alors, on invite des experts, philosophes, sociologues et autres politologues qui nous déversent leurs pensées profondes et avisées sur un événement "marquant" présent ou passé. Ce sont des sages. Toujours les mêmes. Ils semblent immuables. Les réseaux de relations et d'influences existent au sein des médias et parasitent l'info en l'orientant, la biaisant et donc, en la censurant. Avec pour conséquence qu'on entend toujours les mêmes opinions et leurs contraires. Les 2 pôles d'une sorte de pensée unique prédigérée et maintes fois recyclée. C'est rassurant, on est en terrain connu. Ça bouche les trous dans les journaux. On fait de l'audimat alors qu'on devrait faire des audits dans les rédactions.

 

Journaleux, à part quelques francs-tireurs rares et isolés, je vous hais pour céder trop facilement à la pression. Propriétaires des chaînes et magazines, je vous hais pour exercer cette pression afin de ne pas nuire aux intérêts de vos amis, les multinationales et les "annonceurs" (quel bel euphémisme!) et donc de continuer à jouir de la manne céleste. Membres des conseils d'administrations des multinationales, je vous hais parce que vous existez, pour ce que vous êtes, pour ce que vous représentez. On devrait vous abattre puis vous violer pour crimes contre l'humanité. Et finalement, citoyens normaux, je vous hais parce que vous consentez à vous soumettre, parce que vous êtes partie prenante à cet abrutissement généralisé, parce que vous en redemandez et qu'au bout du compte, vous êtes les garants les plus sûrs de cet ordre établi. Car comme le dit la chanson, en décembre c'est l'apothéose, la grande bouffe et les p'tits cadeaux, vous êtes toujours aussi moroses, mais y a d'la joie dans les ghettos, la Terre peut s'arrêter d'tourner, vous raterez pas votre réveillon; moi j'voudrais tous vous voir crever, étouffés de dinde aux marrons.

 

Alors, dans 50 ans, on reparlera encore et encore du Bois du Cazier, de Ghislengien, de Julie et Mélissa, du Delhaize d'Alost, du mariage de Philippe et Mathilde, pour bien faire pleurer le bon peuple pendant que les hommes de l'ombre agissent et nous manipulent en veillant à la rentabilité, à la productivité, à la croissance, au profit, en remplaçant nos anciennes croyances par la logique absurde d'un marché mondial s'autorégulant et d'une privatisation rampante généralisée. 

 

Dès lors, nos anciens points de repères, valeurs et croyances ayant disparu pour cause de déliquescence des valeurs, il nous faut en créer d'autres auxquels on va se référer : catastrophes, accidents, tsunamis, tueries et autres marches blanches… Et tout le monde y trouve son compte : le citoyen de base est rassuré car on lui a créé une nouvelle mythologie à laquelle se raccrocher et les hommes de l'ombre peuvent en toute quiétude continuer à veiller à leurs intérêts insensés, égoïstes et assassins.

 

Merde alors, que la vie est belle !!!…

 

 

20:22 Écrit par SON OF BLOG dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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