24/02/2006

SHEITAN !!!

 

Un big thumbs up à SHEITAN !!!

 

À la vision de ce film, impossible de ne pas penser à Massacre à la tronçonneuse ou à Délivrance, deux incunables seventies dont il est le fils bâtard (c’est le cas de le dire) au même titre que Calvaire ou Détour Mortel (si! si!). Le pitch est assez poilant : confronter des jeunes des banlieues adeptes de la taffe, de la biture et de la castagne à des dégénérés de la France profonde qui vivent en quasi autarcie.

 

Vincent Cassel, qui produit le film, réussit ici une interprétation complètement hallucinée et hallucinante en " chef de clan " à la recherche de quelque chose pour une naissance prochaine qui aura lieu la nuit de Noël et qui, rassurez-vous, ne sera ni chrétienne ni solennelle.

 

C'est bien simple : on reste scotché à son siège pendant tout le film, qui devient de plus en plus hystérique jusqu’à son climax qui parvient à éviter le syndrome chiatique du " ce n’était qu’un rêve ", plombant pas mal de productions frileuses, en le faisant sien pour le mieux le retourner. Sheitan est un de ces films ovni trop rares qui attestent de l’existence d’un cinéma autre, à l’instar de Calvaire, Atomik Circus ou encore Aaltra dans un registre différent. Amateurs de ce cinéma-là et pas des productions ricaines lénifiantes de Jerry Bruckeimer, Michael Bay ou Roland Emmerich, ruez-vous dans les salles car il est à parier qu’il ne restera pas longtemps à l’affiche, de par son caractère trop dérangeant pour notre société bien-pensante et coincée des gonades et ses scènes particulièrement barrées.

 

Qu'on castre une fois pour toutes l'insipide Jean Reno, un des pires acteurs français (avec Christian Clavier) depuis Bernard Menez, aussi inexpressif que Lee Majors et Richard Gere en train de copuler (il est même mauvais dans les pubs où il apparaît), et réservons une standing ovation à Vincent Cassel, un des acteurs les plus complets du moment, qui, à l’instar de Laurent Lucas, n’a pas peur de se risquer dans des petites productions de genre complètement déviantes et sans fort potentiel commercial !....

 

Vous voilà prévenus… Alors si vous êtes du genre à vous pignoler sur les Bronzés ou Michael Youn, surtout évitez ce film et repassez-vous en boucle l'intégrale de Julie Lescaut en une tentative désespérée pour découvrir le sens profond de l'urêtre de Véronique Genest, une autre grande artiste…

09:48 Écrit par SON OF BLOG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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