09/01/2006

VOS ENFANTS NE SERONT PAS FIERS...

Envoyez le texte ci-dessous à tous les contacts de votre carnet d'adresses en leur demandant de faire de même et il vous arrivera PEUT-ETRE quelque chose d'intéressant OU PAS dans les 24 heures OU BEAUCOUP PLUS TARD. De toutes façons, vos enfants ne seront PROBABLEMENT pas fiers…

Vous pouvez AUSSI envoyer OU PAS ce texte d'une beauté fulgurante et surannée à tous les hommes politiques de votre carnet d'adresses. Il y reconnaîtront peut-être OU PAS la substantifique moelle de leur moi profond.

Le costume du Gille



Le costume du Gille comprend plusieurs attributs. Passons-les en revue en commençant par les attributs du printemps, car nous ne pouvons perdre de vue que le Gille est un personnage symbolique qui célèbre, par la danse, la fête du renouveau avec tout ce qu'elle comporte d'espoir et de promesses. Tous ces attributs subsistent bien qu'ils aient été parfois transformés.


De tous les attributs du Gille, l'orange qu'il offre au spectateur est certainement celui qui symbolise au mieux la réelle communion avec le public. Cette carte postale, datant des années 1920, souligne cet aspect du folklore du Gille. (Editions Papet, M. Pestiaux, La Louvière)



Le costume du Gille, aussi appelé " balot " en wallon, est composé d'une veste (blouse) et d'un pantalon (marone). L'ensemble est en toile de lin et est cousu de figurines: 20 lions héraldiques de feutrine rouge et noire, 120 étoiles aux couleurs nationales belges. Le nombre de motifs varie légèrement selon la taille du costume et les différents " louageurs ", ces artisans qui mettent en location des costumes de Gille. Il est à signaler qu'il est très rare, pour des raisons financières, qu'un costume soit la propriété du Gille qui le porte.


Un Gille à chapeau. Le costume et la coiffe sont le résultat d'un travail fastidieux. Il s'étend sur plusieurs mois et est mené par un artisan appelé " louageur ". (Société de Gilles " Les Boute-en-Train ", Studios Carole Heymans)



Les bosses du Gille sont faites à l'aide de paille d'avoine, la meilleure pour absorber la transpiration. Le " bourreur " ou " bosseur " confectionne des " torquettes " de paille dont il emplit au fur et à mesure la veste du costume.


La veste du costume du Gille est emplie de " torquettes " de paille d'avoine. C'est le " bourrage " ou " bossage ", cérémonial qui prend invariablement place chaque fois que le Gille doit s'habiller durant les trois jours de Laetare. (Archives Communales)



Sous la veste, un mouchoir blanc et carré est plié en diagonale et noué autour du cou. Celui-ci évite les frottements et est appelé " mouchoir de cou ". Sur la tête, le bonnet de coton blanc est appelé barrette.
Un mouchoir blanc plissé plusieurs fois en diagonale, passant sous le menton et noué sur le dessus de la tête, fixe la barrette et protège le menton de la bride du chapeau. Ce mouchoir plié est appelé bridon.

La collerette ou pèlerine constitue la pièce de tissu blanc qui recouvre les épaules du Gille. Elle est constituée de rubans plissés de 2 cm de large, blancs ou colorés, les nuances des couleurs rappelant les tons du chapeau. Au siècle dernier, la collerette était de satin bouffant et de dentelle très fine. Elle est maintenant ourlée d'une frange composée de festons dorés qui pendent à ses bords et constituée de rubans plissés, comme d'ailleurs les manchettes et les jambières. Au-dessus du grelot, à l'attache de la collerette, vient s'épingler un noeud de couleur blanche et de même texture que la collerette. Aux poignets et dans le bas du pantalon, des parements identiques constituent les manchettes et les jambières du costume. Les parements sont sertis de galon doré et de fine dentelle. Il faut plus de 150 mètres de ruban pour confectionner la collerette et les parements, et leur imprimer un double pli. Les manchettes et les jambières se sont progressivement réduites en taille, elles sont actuellement composées de trois rubans plissés et superposés, de même que les jambières (6 à 7 plissés).



Le Gille porte sur la tête une barrette, enserrée par un bridon. La collerette posée sur les épaules est bordée de franges dorées. (Société de Gilles " Les Commerçants ", Archives Communales)



Sur la poitrine est attaché un grelot avec une boucle ou " garlot ". Cet attribut qui orne le plastron de la blouse n'apparaît que vers 1880, et de façon isolée. Avec le temps, son usage se généralisera.

Les " apertintailles " ou " collier d'apertintailles " sont portés à la taille. Ils sont constitués d'une bande de toile remplie de crin végétal, cette toile est recouverte de grosse laine rouge et jaune, disposée par bandes verticales en alternance. Cette bande de toile masque une ceinture de cuir dans laquelle sont passés les crochets qui recevront les sonnettes. Leur nombre varie suivant la taille du Gille, en général de 7 à 9. Le poids du collier d'apertintailles est d'environ 3 kilos. Avant 1900, il était composé le plus souvent de deux rangées de clochettes, mais la ceinture s'est depuis considérablement allégée et n'est plus constituée que d'un seul rang de sonnailles ou d'apertintailles, selon le terme qui désigne cet ensemble de petites cloches. Ce collier est sensé éloigner les mauvais esprits par le tintement qu'il génère.


Le ramon, le grelot, le collier d'apertintailles, les sabots auxquels sont attachés les renons, ainsi que le panier, sont les principaux attributs que porte le Gille en plus de son costume. (Photo Fr. Duquesne)



Le ramon. Aux petites heures du matin, lorsque la visibilité ne permet pas encore le jet d'oranges, le Gille tient en main un " ramon ", composé de fines tiges de bois enserrées. A partir de 1885, le ramon est long, léger, élégant et fait de paille de riz. Il disparaît vers 1900 - 1910, pour être remplacé par un faisceau de rameaux très courts, de saule ou de bouleau. Les tiges de riz symbolisaient la moisson. Les rameaux évoquent les prochains bourgeons.

Le panier du Gille. L'usage du panier tressé en osier se généralise au début du 20ème siècle. Auparavant, le Gille utilisait tout simplement le panier à salade, ustensile ménager en fil de fer, et donc nettement moins esthétique. Le panier reçoit provisoirement les oranges que le Gille va offrir.

Au pied, le Gille porte des chaussettes et des chaussons de couleur blanche. Il est chaussé de sabots en bois de peuplier, qui sont ornés pour le carnaval de renons, des rosaces de rubans plissés. Ces renons, comme la collerette et les parements, rappellent les couleurs de l'éventuel chapeau. Avant 1914, les sabots étaient peints de bronze doré et se terminaient souvent par une corne plus ou moins prononcée. Ils sont actuellement plus simples, comme le panier d'ailleurs, autrefois enrubanné de façon parfois exagérée. Les sabots sont sensés réveiller le sol par leur martèlement régulier.


Vers 1870, les sabots du Gille présentaient parfois une terminaison proéminente, comme le montre cette reproduction des pantalon, jambières et sabots du Gille à Ramponeau. (Exposition Art et Folklore, mars 1986, ASBL BET)



La coiffe du chapeau de Gille est toujours de couleur blanche et tapissée de fleurs printanières en reproduction, à partir de 1900. Les bords ou " passe " de la coiffe sont revêtus de dentelle et plats, sauf la visière ou devanture qui est relevée et décorée de une ou de trois étoiles (à partir de 1890), qui sont le symbole de l'espérance. Par-dessus la visière, un piquet d'avoine dorée rappelle la moisson future. Sur les épaules et le dos du Gille retombent de longs rubans attachés au bord de la buse.




Le chapeau de Gille est constitué d'environ 250 plumes d'autruche. Il peut être coloré ou blanc, selon le choix du Gille. Le frisage des plumes d'un chapeau nécessite à lui seul 16 heures de travail, sans compter le montage de la buse et la préparation de la coiffe. (Photos Fr. Duquesne)
[Cliquez sur les photos pour les agrandir.]



Le chapeau de Gille. Avant 1880, la plume d'autruche est trop coûteuse, voire inconnue. Le chapeau est alors constitué de plumes de coq, noires ou grises. De 1880 à 1890, les plumes d'autruche sont progressivement introduites dans la coiffe, mais elles demeurent raides et évasées. On en arrive néanmoins à disposer des plumes plus fournies et toujours de plus en plus longues. De 1890 à 1895, les photos d'époque montrent des petits chapeaux au duvet très serré, qui sont hauts de moins de quatre fois une tête.


Deux Gilles du Mitant des Camps en 1895.
Leurs chapeaux sont de petite taille, mais ils sont parmi les premiers à cette époque à être constitués de plumes d'autruche. (Archives Communales)



En 1900, le chapeau s'allonge mais les boucles supérieures restent les mêmes. De 1900 à 1914, la hauteur ne cesse de croître, jusqu'à six fois une tête, ce qui n'avantage nullement l'esthétique du Gille, mais contrarie l'équilibre. En 1920, la hauteur se maintient, mais la courbure augmente en un évasement excessif. Les inconvénients sont tels que la sagesse l'emporte sur l'envie de paraître toujours plus riche et plus beau. En 1950, le chapeau approche finalement de sa forme définitive : il est plus bas mais copieusement fourni de duvet frisé. Enfin, en 1955, la forme définitive dite en mandarine, par référence à ce fruit qui définit au mieux l'allure du chapeau de Gille, est adoptée. Un chapeau de Gille pèse entre 3 et 4 kilos et est généralement composé de 10 à 14 ramures de plumes. Le chapeau est blanc ou coloré, à la demande du Gille. S'il est vrai que chaque louageur possède son procédé de coloration propre, les teintures utilisées sont généralement à base d'aniline.

La buse du chapeau, sur laquelle sont empennées les plumes, pèse à elle seule environ 1 kilo. Lorsque les plumes d'autruche sont achetées, elles ne sont ni bouclées, ni lavées et nécessitent un travail important, réalisé par un " louageur ", un métier artisanal typique de la Région du Centre, qui consiste à louer des costume de Gilles. Un chapeau de Gille nécessite à lui seul environ 16 heures de frisage, pour en arriver à la coiffe majestueuse que l'on connaît. Chaque grande plume constitutive du chapeau nécessite une vingtaine de plumes d'aile d'autruche mâle uniquement. Ces plumes d'autruche proviennent d'Afrique du Sud et il en faut donc au total 250 pour confectionner un chapeau.


Les Gilles portent le masque traditionnel en cire uniquement le dimanche matin du Laetare. (Société de Gilles " Les Boute-en-Train ", Studios Carole Heymans)



Le masque est porté uniquement le dimanche matin et pas par toutes les sociétés de Gilles, mais il est identique pour tous les Gilles qui le portent. Le visage est rose, les lunettes vertes et les moustaches et les barbiches sont à la mode Napoléon III. Il est fait de toile cirée et de paraffine.
 

Mais qu'est-ce que ça peut être CON et GROTESQUE un Gille !… Un peu comme les Frères Happart, quoi…Ou comme le kubla chambré de Poméranie, un petit rongeur par ailleurs fort peu connu…


09:18 Écrit par SON OF BLOG | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Rendons-nous à l'évidence! Cette interminable description du Gille est VIOLEMMENT mortifère!!!!!

Écrit par : Alain | 11/01/2006

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