15/09/2005

C'EST AVANT TOUT UN PROBLEME SUISSE

Dans les prudes campagnes condruziennes, il n'est pas rare de rencontrer l'un ou l'autre transformiste béant récitant d'antiques poèmes sumériens tout en jouant du sousaphone éolien. Parfois, le souffle nous manque à la vue de ces gesticulations buccogénitales qui ne sont pas sans rappeler les émouvantes déclarations de politique régionale des derniers gouvernements qui se sont succédés au gré des marées. Il est vrai que certaines ont été des plus folkloriques. Que l'on se rappelle le projet de Michel Daerden de repeindre les autoroutes wallonnes en rose bonbon. Mais il est vrai que ledit projet avait été concocté lors d'un weekend mélangiste avec moultes libations et descentes d'organes dignes de Sardanapale. L'on peut également évoquer avec émotion l'ex projet wallon visant à l'émasculation précoce des harceleurs moraux et/ou sexuels qui, malheureusement, n'a pas abouti. Puis il y eut l'avant-projet de momification de la Reine-Mère qui n'a pas non plus pu être réalisé à cause du gel du transfert des compétences fédérales pour raisons d'insalubrité publique et comme de toutes façons la susdite momification était déjà en bonne voie, finalement, ce n'était peut-être pas vraiment indispensable. N'oublions pas non plus certaines dérives particularistes visant à faire du Borinage une immense prison pour cas sociaux entourée de hauts murs, barbelés et miradors où les détenus sociaux auraient été approvisionnés en saucisses TV et Carapils. Mais bon, c'était à la triste époque de Charles-Ferdinand Nothomb, à présent révolue… Ou bien l'est-elle ?… Je m'en voudrais par ailleurs et nonobstant le reste de ne pas évoquer ce projet pharaonique de l'épique Ministre Vanderbiest qui avait l'intention fort louable d'engager des soubrettes à géométrie variable qui auraient eu pour tâche de soulager son illustre personne ainsi que les membres de son cabinet de diverses afflictions aussi exotiques que tumescentes, voire turgides; les demoiselles en fleur auraient été vêtues de toges wallonnes mordorées et des colonnades recouvertes de vigne auraient été installées dans les locaux du cabinet, dans le plus pur style byzantin, afin de détendre l'atmosphère des fonctionnaires surmenés… Mais las, encore une fois, faute de subsides idoines, son grand œuvre n'a pu être accompli et selon d'aucuns, c'est ce qui aurait poussé le bel Alain à des choses pour le moins inconsidérées, qui n'ont finalement étonné ni monsieur ni madame… La semaine prochaine, je vous parlerai d'ailleurs d'une communauté de caribous vivant en autarcie dans les ombrageuses steppes gaumaises et ayant mis au point un réacteur permettant de récupérer les gaz de fermentation de leurs excréments et de les transformer en énergie de chauffage et de cuisson, idée qui a été récemment reprise à son compte par la ville de Fribourg. Comme quoi, Urbain XVI aurait tout intérêt à concevoir un système de traçabilité de ses excréments avant que ses gardes suisses ne les mettent sur eBay…


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14/09/2005

DETUMESCENCES TRANSHENNUYERES

Et au milieu coule une rivière. Quant à savoir au milieu de quoi exactement, cela semble pour le moins difficile à établir. Il semblerait cependant que les deux rives du susdit cours d'eau soient peuplées d'étranges homoncules passant le plus clair de leur temps à s'égayer folâtrement, voire béatement dans d'immenses champs de bégonias s'étendant à perte de vue. L'on peut par exemple y retrouver Hervé Brouhon, s'ébattant benoîtement un daïquiri à la main, récitant des poèmes étrusques oubliés depuis bien longtemps et sautillant entre les joncs turgescents, satisfait d'une vie aussi méritée que d'un repos bien rempli. Parfois, quand les cigognes cuisent sous un soleil rougeoyant et que retentit dans le lointain l'ululement des crapauds-buffles, nos yeux s'embuent d'émotion à la vision enchanteresse de Guy Béart et Paul Louka copulant tendrement dans les coraux patinés par le temps, au son doucereux d'un hélicon joué par quelque soubrette transhennuyère… Toujours est-il que cette vision idyllique est parfois troublée par on ne sait quelle carcasse détumescente ayant toutes les apparences d'un Christian Druitte, se déplaçant lourdement mais péniblement vers le cimetière des anciens administrateurs-généraux pour y crever en paix, délaissé de tous et conspué par les autres. Mais qu'on ne se méprenne pas: on peut de temps à autre y croiser d'anciens jet-setters revêtus de leurs oripeaux paillettés, comme par exemple Jacques Careuil, Albert Deguelle, Edouard Caillau, Maryse, Jean Valton, Bob Deschamps, André Torrent, René Steichen, le Père Ambroise Lafortune, Paule Herreman et bien d'autres, se caressant suavement les parties génitales dans le fol espoir de faire à nouveau jaillir un flux pelvien sinon hertzien après de si longues années passées à ondoyer au gré des courants de l'inconscient collectif audiovisuel. Mais point de nostalgie car il surnage encore ici et là, par monts et par vaux, voire au diable vauvert, d'intrépides grands reporters involontaires, tel André Urbain en pleine crise d'apnée juvénile sur la Place St Pierre, dont les apophtegmes apoplectiques (et les crêtes de coq) ne sont pas sans rappeler les apparitions par temps clair, lorsque le soleil poudroie au-dessus des troupeaux de bisons s'ébrouant dans le matin gaumais, du sourire niais et vaguement perplexe d'un Ronny Coutteure en apesanteur… On se dit alors que peut-être, peut-être, tout n'est pas perdu…


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12/09/2005

SOYONS SUAVES.....

Il serait peut-être utile, voire opportun d'arrêter de batifoler dans les bégonias et de dire tout le mal qu'on pense du directeur des programmes de la RTB (F comme foutage de gueule) qui, dans son incommensurable sagacité, a décidé de reprogrammer le dimanche soir en prime time une énième émission dite "humoristique", comme dans les bonnes vieilles eighties: comiques de bas étage et humour agricole destinés aux beaufs décérébrés et autres ménagères en mal de toucher rectal s'esclaffant devant les pitoyables pitreries des Pirette, Taloche et autres Herman qu'on devrait pouvoir castrer pour leur inestimable contribution au maintien d'un grand vide dans le cerveau des susdits spectateurs qui est ainsi en permanence disponible et réceptif aux pubs pour produits lessiviels et autres saletés sucrées, comme l'a expliqué de façon aussi abrupte qu'émouvante la vieille merde aux commandes de TF1. On nous avait pourtant annoncé – comme chaque année, d'ailleurs – une grille des programmes ayant fait peau neuve mais las, ce sont toujours les vieilles recettes bien puantes et faisandées qu'on nous ressert: émissions tragi-comiques, séries ricaines fétides, jeux pour eunuques, ixièmes redifs de caméras cachées dans le rectum de fonctionnaires en état de putréfaction voire momification avancée et autres cochonnailles douteuses… Je propose dès lors de boycotter ces programmes vérolés en envoyant un tas d'emails orduriers voire insultants à la direction des programmes de notre belle chaîne, d'émasculer leurs dirigeants et si l'envie nous en prend, soyons fous, de les fist-fucker assez suavement pour qu'une descente d'organes en résulte, ce qui ne serait peut-être pas pour leur déplaire, le nivellement par le bas étant un but désormais avoué…


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08/09/2005

SPECULUMS FOURRES ET IVRESSE DES PROFONDEURS

Barbara Louys et Armelle se lèchant l'entrecuisse dans un film olé-olé, ça vous tente ?
Bien, moi aussi. Mais franchement, Jacques Mercier turgescent, quel intérêt, sauf anthropologique ? Je vous le demande... Ceci dit et cela étant dit, il semblerait bien que des choses a priori pas très ragoûtantes, voire franchement navrantes et carrément érectiles se trament dans les back-rooms obscures de la RTB.
 
Au fait, saviez-vous que le F de ladite chaîne publique, ajouté tardivement, est celui de Fist-Fucking ? Ce serait Christian Druitte, l'ancien administrateur-général, qui sous des dehors bonhommes et joviaux, cacherait en fait un penchant certain pour cette pratique somme toute assez méconnue et aurait répandu voire généralisé son usage dans certaines caches dissimulées dans les sous-sols du Bld Reyers... Mais loin de moi l'idée de faire croire que cela aurait entaché la qualité et le sérieux habituels des programmes de notre bonne chaîne. Que nenni non pas!
 
Qu'il suffise de se rappeler par exemple cette séquence mémorable où Luc Beyer, pataphysicien devant l'éternel, se déshabilla et s'enfonça le pied gauche dans le rectum en plein JT afin de mettre en pratique un viel adage Shadok bien connu, à savoir qu'il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que sa connerie sur des choses intelligentes...
 
Il ne faudrait pas non plus oublier ce one-shot du truculent Guy Lemaire qui, après avoir ingurgité les trois-quarts d'une caisse de rouge millésimé, qu'il se fait offrir par chaque restaurateur à qui il consacre une émission, se trouvait dans un état d'enchantement tel qu'il décida tout de go de tourner une émission spéciale, variante quelque peu exotique de son émission-phare, sobrement intitulée "Télétourisme sexuel à Laeken", où était offert à nos yeux émerveillés et un rien ébahis le spectacle émouvant du célèbre animateur tentant péniblement d'introduire une caméra chirugicale dans l'urètre de la Reine-Mère, dont les voies navigables s'étaient desséchées depuis bien longtemps...
 
Que l'on se remémore aussi une des toutes premières émissions de téléréalité de l'histoire, à savoir le grand reportage mené par André Urbain, poète burlesque, philosophe kantien et journaliste à ses heures, sur la fabrique de spéculums fourrés de Sars-la-Buissière, ce qui lui a d'ailleurs valu quelques critiques incompréhensibles de la part de certains groupuscules folkloriques attachés au respect des valeurs traditionnelles et aux moeurs du terroir. Ce qui n'a pas empêché à d'aucuns de clamer qu'il fallait vivre avec son temps et à bon nombre de pédologues, pédodontistes et autres pédopsychiatres de faire leur coming-out...
 
Sans oublier cette mémorable émission des Jeunes Solistes animée par le toujours très humble et décoratif Gérard Dumortier, par ailleurs auteur d'un brillant traité sur le harcèlement moral dans les jardins botaniques, où ce dernier, probablement en proie à une crise mystique où à l'ivresse des profondeurs, allez savoir, se mit tout d'un coup à déclamer en latin et à l'envers l'intégralité des Oeuvres de Patrick Topaloff.
 
Comme on le voit, à la RTB, ce n'est pas toujours touchers rectaux et sucettes à l'anus mais parfois, parfois, quand la lune est pleine et que le castor musqué brame au coeur de la palmeraie ardennaise, le débat s'élève pour atteindre des hauteurs métaphysiques assez vertigineuses et par ailleurs fort rarement égalées.


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05/09/2005

TACHES SOLAIRES

J'ai rêvé d'une tombe à fragmentation et de foreuses géantes déchirant la nuit vietnamienne. Pendant ce temps, ailleurs, deux ou trois voyageuses solitaires sur une route isolée. La pénombre malgré le soleil cuisant. Un bruit métallique, assourdissant, comme des rotors sous la surface de l'océan. Un geyser vermillon. Ou carmin peut-être. Deux ou trois membres se dispersent. Quelque chose glousse. Autre chose sautille. Il semblerait que les auto-stoppeuses soient réellement en feu. Du napalm peut-être. Ou est-ce un rêve? Car l'une d'elles semble sourire. Me susurre quelque chose à propos d'une dalle au fond d'une fosse océanique. Et autre chose en rapport avec l'électricité et le mystère pascal. Là où va le Christ-Roi, me dit-elle. Je me rends alors compte que c'est à nouveau l'été. Et que ses dents ont éclaté. Entre deux entrechats, elle me fait un signe étrange, vestige d'un rituel ancien et compliqué. C'est la panique. L'été est germanique et durera mille ans, me confie-t-elle de sa voix acidulée. Nous t'attendons. D'ici-là…


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CONSOMMATION ET LAPIDATION

Nous achetons. Encore et encore. Nous nous définissons par ce que nous consommons. Nous nous sentons exister au travers de notre pouvoir d'achat. Le monde devient progressivement un espace sans frontières, flou et purement économique. La pub, omniprésente, nous envoie des signaux qui sont autant de points de repères. Nos anciens repères ont été gommés. Quand pour l'une ou l'autre raison, nous ne pouvons plus acheter (compte bloqué, par ex), nous angoissons car à travers cette absence de pouvoir d'achat, se dissolvent également notre statut social, notre identité, notre fonction et finalement notre réalité. Bonheur et joie, le compte est à nouveau approvisionné le mois suivant et ça recommence. Mais cette fois, ou la fois suivante, un témoin rouge s'allume dans un recoin de notre cerveau, qui nous dit en substance ceci : j'ai de l'argent et je m'apprête le dépenser mais je me rappelle l'angoisse du mois précédent quand ma carte était bloquée: paradoxalement, alors que le pouvoir d'achat est (temporairement) rétabli, le simple fait de vouloir acheter, de s'apprêter à consommer devient anxiogène. Pourtant nous le faisons quand même, sinon nous aurions le sentiment aliénant de ne pas exister, de ne pas avoir le même pouvoir que les Autres. Et nous finissons par vivre dans une angoisse permanente, conditionnés par une société qui utilise les mots de liberté, démocratie, progrès, Europe des citoyens, etc, qui ne sont rien d'autre que de doux euphémismes pour consommation, marché unique, village global, capitalisme sauvage, profit. Que faire pour sortir de cette impasse voulue par les pères de nos pères de nos pères ET par leurs fils ? Refusons cette société et parasitons/paralysons-la en NE CONSOMMANT PAS ou beaucoup moins. Refusons ce comportement grégaire créé/renforcé par les médias/la pub qui consiste à vouloir faire comme les Autres et à acheter la même chose qu'eux. Arrêtons d'amasser en vain toutes ces choses inutiles qui au final, nous empêchent de vivre. Boycottons cette surenchère consumériste source d'angoisses à n'en plus finir et donc destructrice. Et conchions les âmes damnées des corporations, les publicistes, cette vermine sans conscience ni états d'âme collaborant avec les Reichsführers de la Nouvelle Economie, qu'on devrait amener sur la place publique afin d'y être lapidés par les enfants. Où à qui on devrait administrer un bon lavement. Bloquons le système en stoppant net cette course effrénée et sans fin aux objets qui progressivement finissent par nous étouffer... Utopique? Certes...Mais si une partie d'entre-nous commençait à réagir de la sorte, peut-être cela aurait-il un effet boule de neige et court-circuiterait la logique du grand marché unique rêvé par les fous irresponsables qui nous gouvernent...



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02/09/2005

CA, C'EST DE LA BONNE VIANDE !.....

Il est des nuits où l'on se réveille en sursaut et en sueurs, le cœur étreint par une angoisse existentielle, que je vous livre en mettant mon âme à nu. Car la question est primordiale...

Qu'est-il en effet préférable ? Sodomiser Joëlle Milquet, Hervé Hasquin ou Didier Reynders? Le choix est pour le moins cornélien.

Joëlle: une femme moderne, c'est-à-dire un homme dans la peau d'une femme (à l'instar de Condoleeza ou Margaret) vivant 24h/24 pour son boulot, sèche et revêche comme un dauphin trop cuit dans le désert mojave, ce qui n'est pas sans signifier que ladite pénétration ne se fera pas sans mal, le pénis risquant fort d'être déchiré de toutes parts par les muqueuses assèchées, coupantes comme du sable vitrifié, de la cavité rétrécie faute d'utilisation. S'abstenir donc...

Le gros Hervé: pouah! pouah! pouah! La seule vue de cette méduse glaireuse et visqueuse, qui se croit supérieure à tous et est inférieure à la plupart de par sa suffisance crasse, risque fort de plonger votre appendice marital dans une irrémédiable catatonie. Peut provoquer des vomissements péniens et d'abondants et odoriférants écoulements de smegma. A éviter même dans les cas urgents!

Reste Deejay Reynders, que le toujours bienveillant Noël Godin décrivait comme asexué. Et en effet, après observation, bien difficile de dire ce qu'est exactement le Deejay: homme ou animal, minéral ou végétal, fiscal ou fécal, on ne sait pas trop. Ce qui est en tout cas sûr, c'est que s'aventurer dans son nid d'amour, c'est s'exposer aux pires dangers, comme par exemple la trop méconnue mérule du pénis, puisque l'orifice n'a de toute évidence pas été conçu pour la chose mais pour d'autres utilisations aussi administratives que laxatives.

Les nuits où ce genre de questions spongieuses nous plongent dans les affres d'une terreur ancestrale, il est donc conseillé de se rendormir en pensant à quelque chose qui fait rire, comme par exemple les fameux Ballets Happart ou les soirées mélangistes sur la frontière linguistique …

Pour de plus amples informations: http://www.foreskin.org/smegma.htm


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