31/08/2005

CES ETRANGES FETES FORAINES SUBATOMIQUES...

Hé bien hé bien, il semble bien loin le temps béni des colonies où l'on pouvait d'une simple courbure de l'échine glacer le sang des petits animaux familiers de couleur sombre batifolant dans les bosquets. Pourtant pourtant, dans certaines backrooms électrobruxelloises, quand la lune est haute et gibbeuse et que souffle une imperceptible brise de terre, il est possible, avec un peu de chance et beaucoup de patience, d'apercevoir ces gentils mammifères broussailleux se dandinant vainement à l'ombre des fosses d'aisances sur lesquelles se reflètent les lumières de soleils morts depuis trop longtemps. Dans bien des cas, des soubresauts furtifs, voire des cabrioles funestes accompagnent les étranges et pour le moins repoussants ébats des ombrageux animaux qui, tel l'oursin du Népal, entonnent un ululement strident que seul le sympathique chanteur de fête foraine Garou parvient à imiter avec plus ou moins de bonheur. Entre deux enjambées virevoltantes et néanmoins surannées, vous aurez juste le temps de vous écrier "Cela est juste mais bon" avant de voir disparaître la grotesque créature en quelque antre dont elle seule a le secret et où elle pourra s'adonner à de singuliers et libidineux plaisirs qui n'excluent ni monsieur ni madame. Car s'il est certain que ces stériles accouplements n'ont pour seul intérêt que de faire remonter à la surface une certaine généalogie de la gastronomie familiale, il n'en reste pas moins qu'elles ne sont pas dépourvues d'un certain attrait, notamment celui de l'ellipse quantique accompagnant l'épiphanie assommant l'innocent spectateur de l'intromission avortée qui s'entend s'écrier: "Si ce n'est pas pour moi, faites-le pour les enfants!…" Car car même si dans certains cas, la rigor mortis peut expliquer certains états érectiles, tel qu'arboré en période de rut par le pingouin manchot de Poméranie, il est par contre beaucoup plus difficile, voire vain, d'essayer de trouver une explication logique, sensée et rationnelle à l'attraction que peuvent exercer certaines cavités béantes et sudoripares sur les appendices maritaux de cuirettes nazillonnes transbahutant des cutters rouillés enduits de curare et recouverts de smegma durci dans les poches de leurs amples vestes gestapistes… Encore qu'une gestapiste enduite d'huile de castor, ça pourrait le faire, comme le disait si justement Michel Jonasz, le célèbre et néanmoins pittoresque castra breton. Mais je m'égare… Ce qui a d'ailleurs son charme et permet, dans certains cas, de conserver une santé mentale intacte. Une bonne dose de digressions par jour vous booste le moral. Quant à Michel Drucker et son sous-marin subatomique, ce sera pour la prochaine fois. D'ici-là…


14:18 Écrit par SON OF BLOG | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Je préfère! C'est plus léger , mais néanmoins toujours proche du Kloug!!!

Écrit par : lain rimon | 31/08/2005

Finalité ? Y en a-t-il une? Faut-il qu'il y en ait une? Quand à cet "enrobage", c'est, pour moi en tout cas, ce qui fait la beauté du geste, par opposition à tout ce qu'on entend de prétendument sérieux et utile dans les médias... Donc: une bonne dose d'inutile et de licencieux voire de délirant ne peut que vitaminer nos tristes et sombres journées belgo-belges...

Écrit par : son of blog | 01/09/2005

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