05/08/2005

LE CASTOR, CE FIER ANIMAL...

Le castor est un petit animal familier à poils drus quoique lustrés. Il se sert de sa queue volubile et mordorée pour toutes sortes de travaux ménagers: la vaisselle, la lessive, la branlette matinale, le zapping, la lecture des résultats sportifs au bistrot le dimanche après la messe et bien sûr le fist-fucking de ses multiples compagnes dans les toilettes dudit bistrot…

Et pourtant, les mœurs de ce petit carnassier restent grandement méconnues du grand public, pourtant friand de sensations fortes et autres sensations exotiques. Saviez-vous par exemple que le castor, parfois appelé – à juste titre d'ailleurs – le hardeur de la Taïga, est capable à lui seul de saillir 75 fois la reine Fabiola en très exactement 368 secondes, soit 44 fois plus que ce que pouvait accomplir feu le roi Baudouin dans ses meilleurs jours, c'est-à-dire après six heures de brainstorming et autres gesticulations mystiques lors d'un séminaire du Renouveau Charismatique.

Son biotope (celui du castor, pas de Baudouin) est par ailleurs particulièrement intéressant puisqu'il s'agit ni plus ni moins des inénarrables champs ioniques de Motril, là-même où fut découvert le premier spécimen d'autruche préhistorique, prisonnier des amas de smegma congelé du spermafrost. Son cri qui vous glace le sang est quant à lui le prurit ululant, ce qui fait dire à d'aucuns qu'il aurait pu entamer une grande et belle carrière de chanteuse de charme. Mais point n'est cependant besoin de le regretter car les larmes du Christ sur sa croix d'infamie n'y pourront rien changer…

Par ailleurs, sa crête molle fait encore se pâmer d'envies inassouvies d'innombrables soubrettes se prenant à rêver à d'invraisemblables assemblages bucco-rectaux à géométrie variable. Poésie, quand tu nous tiens!… Mais fi d'allégresse, il s'agirait plutôt de redorer le blason de ce petit animal aussi peu médiatisé que courageux, n'hésitant en effet jamais à donner de la queue pour satisfaire le plus exigeant des ménestrels en d'ébouriffants ébats qu'à ce jour, seuls les cérémonies païennes et dionysiaques de Guy Lukowski et Paul Louka sont à même d'égaler…

Gentes dames et beaux seigneurs, que nenni non point, saluons l'ardeur de ce petit mammifère que l'on rencontre parfois dans les sous-bois, généralement agités de soubresauts et autres convulsions printanières, sous forme de terrine étrangement calme bien que placide, car comme le disait si justement Lionel Jospin, que qui peut puisse!!!…


16:15 Écrit par SON OF BLOG | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.